Doses recommandées de vitamine D et K2
Vitamine D: AI 15 µg/j et UL 100 µg/j (4 000 IU). Vitamine K (phylloquinone): AI 1 µg/kg/j ≈ 60–70 µg/j pour un adulte. Aucune UL établie pour la vitamine K.
Pour un adulte en bonne santé, les repères officiels européens sont : vitamine D — apport de référence (AI) 15 µg/j et limite supérieure de sécurité (UL) 100 µg/j (100 µg = 4 000 IU) ; vitamine K (phylloquinone) — AI exprimé comme 1 µg/kg/j (soit ≈ 60–70 µg/j pour un adulte de 60–70 kg). Ces valeurs sont issues des avis de l’EFSA et complétées par des notes nationales de l’ANSES. (EFSA 2016/2023 ; EFSA 2017 ; ANSES NUT2023SA0165 — consulté le 04/09/2026 : https://efsa.europa.eu/en/press/news/161028 ; https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4547 ; https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.2903/j.efsa.2023.8145 ; https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2017.4780 ; https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2023SA0165.pdf, consulté le 04/09/2026.)
Résumé pratique (repères officiels)

Pour la vitamine D, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé en 2016 une valeur d’apport de référence (AI) à 15 µg par jour pour les individus âgés de plus d’un an. L’EFSA a révisé et maintenu en 2023 une limite supérieure de sécurité (UL) pour les adultes à 100 µg par jour (équivalent à 4 000 IU). (EFSA 2016 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4547 ; EFSA 2023 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.2903/j.efsa.2023.8145, consulté le 04/09/2026.)
Pour la vitamine K, l’EFSA exprime un apport adéquat (AI) en phylloquinone sous la forme 1 µg/kg de poids corporel par jour. Cela correspond approximativement à 60–70 µg/j pour un adulte de 60–70 kg. L’EFSA n’a pas établi de recommandation séparée pour les menaquinones (vitamine K2) et n’a pas défini de limite supérieure (UL) formelle pour la vitamine K. (EFSA 2017 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2017.4780, consulté le 04/09/2026.)
Que disent les autorités sur la vitamine D ?
L’EFSA a publié en 2016 un avis scientifique définissant les Dietary Reference Values (DRV) pour la vitamine D et confirmant que 15 µg/j est la valeur de référence pour les personnes de plus d’un an en bonne santé. Cet avis détaille les fondements physiologiques et les preuves considérées pour établir l’Adequate Intake. (EFSA 2016 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4547, consulté le 04/09/2026.)
En 2023, l’EFSA a publié un avis spécifique sur la limite supérieure de tolérance pour la vitamine D, fixant l’UL pour les adultes à 100 µg/j (4 000 IU) et proposant des conversions utiles pour différentes formes circulantes. Cet avis vise à encadrer le risque de surdosage chez les personnes prenant des compléments à fortes doses. (EFSA 2023 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.2903/j.efsa.2023.8145, consulté le 04/09/2026.)
Les autorités notent que la vitamine D peut être synthétisée par la peau sous l’effet du soleil et que les besoins alimentaires peuvent varier selon l’exposition solaire, la saison et les caractéristiques individuelles. Les compléments peuvent être nécessaires lorsque l’exposition solaire est insuffisante ou lorsque un état clinique justifie une supplémentation, mais l’usage prolongé à doses élevées doit être accompagné d’un suivi biologique (dosage sanguin de 25‑OH‑D). L’ANSES publie des notes et avis nationaux utiles pour les décisions en France. (EFSA 2016 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4547 ; ANSES NUT2023SA0165 : https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2023SA0165.pdf, consultés le 04/09/2026.)
Que disent les autorités sur la vitamine K (K1) et les menaquinones (K2) ?
L’EFSA a publié en 2017 un avis sur les Dietary Reference Values pour la vitamine K. Cet avis formule l’Adequate Intake en phylloquinone à 1 µg/kg/j pour tous les groupes, sans établir de DRV spécifique pour les menaquinones (K2). L’absence de DRV distinct pour K2 reflète l’insuffisance de données consolidées permettant de fixer une valeur officielle pour ces formes. (EFSA 2017 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2017.4780, consulté le 04/09/2026.)
Les formes de vitamine K2 rapportées dans la littérature et sur le marché incluent notamment MK‑4 et MK‑7. Les autorités européennes rappellent que, malgré l’existence de ces formes, il n’y a pas aujourd’hui de recommandation publique européenne dictant une posologie officielle pour les menaquinones. Toute indication chiffrée spécifique à K2 doit donc être présentée comme non‑officielle et sourcée clairement si elle est fournie. (EFSA 2017 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2017.4780, consulté le 04/09/2026.)
Peut‑on associer vitamine D et vitamine K2 ? Intérêt et prudence
La combinaison D + K2 est discutée dans la littérature scientifique au titre d’un mécanisme potentiel liant métabolisme du calcium et fonctions osseuses/vasculaires. Toutefois, les autorités européennes n’imposent pas et n’exigent pas la supplémentation concomitante en K2 lors d’une supplémentation en D, et il n’existe pas d’allégation santé européenne autorisant formellement une revendication combinée D+K2 pour la prévention de l’ostéoporose. Toute présentation de bénéfice doit rester descriptive et référencée. (EFSA 2016/2017 ; règlement UE 432/2012 — voir sources ci‑dessous ; EFSA 2016 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2016.4547 ; EFSA 2017 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2017.4780, consultés le 04/09/2026.)
Sur le plan de la sécurité, la vitamine K, sous toutes ses formes, nécessite une attention particulière chez les personnes traitées par anticoagulants antagonistes de la vitamine K (par exemple warfarine). Tout changement d’apport en vitamine K peut modifier l’efficacité du traitement et l’INR ; toute modification doit être discutée avec le médecin ou le pharmacien. (ANSES / notices médicamenteuses — consultés le 04/09/2026.)
Sécurité, limites et recommandations pratiques
L’EFSA fixe une UL pour la vitamine D à 100 µg/j pour les adultes ; dépasser cette limite augmente le risque d’effets indésirables liés à l’excès de vitamine D, notamment l’hypercalcémie. Les autorités sanitaires nationales et d’autres organismes ont publié des commentaires sur les risques associés à des prises répétées de fortes doses. (EFSA 2023 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.2903/j.efsa.2023.8145 ; BfR : https://www.bfr.bund.de/stellungnahme/einnahme-hoher-einzeldosen-vitamin-d-uber-nahrungsergaenzungsmittel-im-abstand-von-tagen-oder-wochen-birgt-gesundheitliche-risiken-289739.html, consultés le 04/09/2026.)
Pour la vitamine K, l’EFSA n’a pas établi d’UL. Cela ne signifie pas qu’il n’existe aucun risque pour des populations particulières : le point le plus critique reste l’interaction médicamenteuse avec les anticoagulants. En pratique, vérifier la dose indiquée sur l’étiquette d’un complément, préférer la dose la plus faible répondant au besoin, et demander un avis médical pour les situations particulières sont des mesures raisonnables. (EFSA 2017 ; ANSES NUT2023SA0165, consultés le 04/09/2026.)
Cas particuliers : grossesse, enfants, insuffisance rénale, anticoagulants
Pour la grossesse et l’allaitement, et pour la petite enfance, les besoins et les limites peuvent différer ; les autorités nationales et européennes publient des repères spécifiques. Toute décision de supplémentation dans ces situations doit être prise avec un professionnel de santé. (EFSA 2016 ; ANSES NUT2023SA0165, consultés le 04/09/2026.)
Pour les personnes insuffisantes rénales ou présentant des pathologies endocriniennes, la prise en charge relève d’un suivi médical spécialisé. Les posologies adaptées à ces pathologies sortent du champ de cette page et nécessitent une prescription médicale. Pour les patients sous anticoagulants antagonistes de la vitamine K, toute modification de l’apport en vitamine K nécessite un avis médical afin d’éviter une instabilité de l’INR. (ANSES / notices médicales — consultés le 04/09/2026.)
Comment lire les étiquettes et vérifier un complément
Sur l’étiquette d’un complément, repérez la forme déclarée (ex. « vitamine D3 » pour le cholécalciférol, « phylloquinone » pour la K1, ou la dénomination MK‑7/MK‑4 pour des menaquinones) et la quantité par dose. Vérifiez le dosage total journalier si plusieurs prises sont possibles et comparez-le aux repères officiels lorsqu’ils existent. Pour la vitamine D, gardez à l’esprit la limite supérieure officielle et, pour la K, la nécessité d’une vigilance en cas d’anticoagulants. (EFSA 2016/2017 ; ANSES NUT2023SA0165, consultés le 04/09/2026.)
Sources citées (consultées le 04/09/2026)
- EFSA — « Vitamin D: EFSA sets dietary reference values » (communiqué) :consulté le 04/09/2026
- EFSA — Scientific opinion: Dietary Reference Values for vitamin D (EFSA Journal 2016) :consulté le 04/09/2026
- EFSA — Scientific opinion on the tolerable upper intake level for vitamin D (EFSA Journal 2023) :consulté le 04/09/2026
- EFSA — Scientific Opinion: Dietary Reference Values for vitamin K (EFSA Journal 2017) :consulté le 04/09/2026
- ANSES — Note / dossier NUT 2023 relatif à la vitamine D :consulté le 04/09/2026
- BfR — commentaire sur les risques liés à de fortes doses de vitamine D :consulté le 04/09/2026
- NIH — Office of Dietary Supplements, fiche Vitamin K (contexte formes K1/K2 et AIs US) :consulté le 04/09/2026
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